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Rabat, Mardi 14 mars 2024, 11 heures. Un silence étourdissant y règne à la Bibliothèque de l’ISIC.

Même en gardant les portes toujours ouvertes, du moins durant les horaires du travail officiels, la bibliothèque de l’Institut supérieur de l’information et de la communication à Rabat ne voit que de rares étudiants franchir sa porte. Fondée en 1969, date de création de l’Institut, c’est un espace vaste et lumineux, orné de larges tables et de chaises en bois sièges, disposés en face d’une douzaine d’ordinateurs connectés à Internet libres d’accès et une large collections d’ouvrages à consulter ou à emprunter. On peut y trouver de tout, mais la majorité des étudiants s’intéressent plus à des recherches liées aux travaux demandés par leurs professeurs : Photographie, publications anciennes, sciences de communication, journalisme, sciences politiques…. La salle est dominée par des couleurs grises, blanches et brunes, des tons neutres ou plutôt sobres qui créent une atmosphère paisible où règne le silence et donc l’environnement idéal pour se concentrer. 

Mais malgré le fait qu’elle soit un havre de paix, elle est assez souvent délaissée par les étudiants. La bibliothèque de l’Institut n’est pas épargnée par la désaffection des jeunes pour la lecture et le livre. 

« Depuis que j’ai commencé le travail ici, j’ai remarqué qu’au fil des années, il y a de moins en moins d’étudiants qui fréquentent ce lieu pour travailler ou se documenter. Je ne sais pas si c’est dû à un manque d’intérêt mais les nouvelles générations ne sont plus aussi avides de lecture », se désole Rachida Abbdenour, bibliothécaire. La responsable précise que l’Institut fournit aux étudiants tous les livres demandés, et qu’ils n’ont qu’à exprimer leur désirs en présentant au personnel du service les titres des ouvrages désirés.

Houda Hasnaoui, 18 ans, est étudiante en première année de licence fondamentale, section française. Elle s’est rendue à la bibliothèque, son ordinateur portable à la main, durant la pause matinale. « Je ne vois que rarement des élèves de première année ici, la plupart sont des étudiants de master ou de troisième année », confie Houda, l’air déçue.

La génération Z, génération des personnes nées entre 1997 et 2010, ne côtoie que rarement les bibliothèques et ne lit presque jamais. Cela est-il dû à l’utilisation excessive des smartphones ou à un manque d’intérêt pour la lecture ? A l’ère du tout numérique, les réseaux sociaux accaparent l’attention et presque tout le temps des jeunes en général et des étudiants en particulier. La désaffection de la bibliothèque de l’ISIC en est une preuve implacable.



Par : Aya ABDEDAIM

Encadré Par Mr Merouane Kabbaj

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